Une trentaine d’adultes baptisés à Pâques
Ne manquez pas ça : à la cathédrale et dans sept autres paroisses, des adultes résolus dans la foi recevront le baptême à Pâques. Leurs témoignages sont bouleversants.
Pour les uns, ça va se passer lors de la Veillée pascale. Pour d’autres, ce sera dans la nuit, à la Vigile pascale, ou encore à la messe du dimanche, quand les Alléluias fuseront de toute part. Le baptême, enfin ! Leur baptême… Ces adultes entre 16 ans et 40 ans vont plonger (c’est le sens du mot baptême) dans la mort et la résurrection du Christ pour « renaître de l’eau et de l’Esprit », dit le texte liturgique — bref, devenir enfants de Dieu.
Dans notre diocèse de Saint-Hyacinthe, une trentaine vont recevoir le baptême : cinq à la cathédrale, et puis les autres répartis dans sept paroisses du diocèse, à Granby et Sorel, par exemple, sans compter un autre baptême encore, qui aura lieu à l’aube au monastère cistercien de Rougemont.
Quelques célébrations avec baptême d'adulte
- Cathédrale de Saint-Hyacinthe : célébration à 20 h
- Granby : église Saint-Luc, à 19 h
- Monastère de Rougemont : dimanche, à 5 h du matin
- Pour les autres célébrations de Pâques, cliquez ici
D’année en année, le nombre de demandes pour des baptêmes d’adultes augmente piano ma sano, lentement… mais sûrement ! Un renouveau qui surprend nos paroisses elles-mêmes : mais d’où viennent-ils, ces catéchumènes (comme on appelle les futurs baptisés) ? Ils vous le diront : c’est l’Esprit qui en premier, a fait son chemin en eux !
Comme à la maison…
Loin d’être une simple formalité, leur engagement révèle que, pour ces femmes et ces hommes de toutes origines, il se passe quelque chose : portés par une quête de sens radicale, ils se tournent vers la foi chrétienne comme s’ils arrivaient « à la maison ».
L’histoire de David, originaire du Cameroun, illustre bien ce chemin. Enfant, une maladie l’avait empêché d’être baptisé. Après avoir longtemps repoussé cette possibilité, il a choisi de faire le grand saut en même temps que ses propres enfants, pour que la famille soit pleinement unie dans la foi. David, qui fréquentait tout de même l’Église, décrit son expérience comme un passage de l’ombre à la lumière : « Vous n’êtes plus à l’extérieur, dit-il, vous ne regardez plus à travers la porte, mais vous êtes dans la maison maintenant ». Avec le parcours qu’il a suivi à Granby, accompagné par Lucille Lanoie, sa relation à la prière a changé, dit-il. Il se sent désormais « complètement plongé » dans la foi, consacrant même du temps à lire ou à visionner des documentaires spirituels dès qu’il le peut.
Une rencontre personnelle
Micheline Fortier, responsable du catéchuménat aux Services diocésains, est témoin, elle aussi, de la transformation que vivent de nombreux catéchumènes à travers leur parcours.
Prenez Élisabeth : après avoir débroussaillé seule son chemin spirituel sur Internet, raconte Micheline, la jeune femme de 16 ans a approché l’Église, convaincue qu’il existait « plus grand qu’elle » ; elle a choisi de suivre Jésus parce qu’il prend soin des autres.
M., un jeune homme de 18 ans, a été bouleversé par la naissance de son premier enfant : seule une force divine pouvait créer un être aussi magnifique ! Pour Stéphane, au début de la quarantaine, Dieu est devenu le guide essentiel qui l’aide à traverser les épreuves de la vie.
Et que dire de ce menuisier-charpentier qui a ressenti un appel profond en visitant une chapelle construite par son arrière-arrière-grand-père, en Italie. Un appel si fort qu’une fois baptisé, il compte bien s’y marier…
Plus de 21 000 en France !
L’accroissement des demandes de baptême d’adultes ne touche pas seulement notre diocèse. Il y en aura cette année une centaine à Québec, près du double à Montréal, 700 en Belgique, et plus de 21 000 en France !
« Notre Église doit se rendre disponible à ces hommes et ces femmes qui viennent frapper aux portes (parfois virtuelles) des presbytères », partageait notre évêque dans un échange avec des membres de son équipe. À nous d’être là !
Accompagner
Le rôle des catéchètes a fortement évolué au fil des années, dit Micheline Fortier. On « n’enseigne » plus la religion, explique-t-elle. Ceux et celles qui entourent les adultes en cheminement sont là comme un « accompagnateur, un guide sur un chemin déjà amorcé par Dieu. Un peu comme Jésus l’a fait lui-même avec deux disciples marchant vers Emmaüs…


