Pourquoi fêter la Toussaint

Nous sommes tous appelés à devenir saints, là où nous sommes, dans notre vie de tous les jours. Deux célébrations, en début novembre, nous le rappellent.

 

La cathédrale de Saint-Hyacinthe accueille deux célébrations importantes au début du mois de novembre.


Le dimanche 1er novembre, à 17 h, Mgr Christian Rodembourg, évêque de Saint-Hyacinthe, préside la messe de la Toussaint.

Le lundi 2 novembre, à 16 h, une célébration eucharistique est consacrée à la commémoration de tous les fidèles défunts, elle aussi présidée par notre évêque.


Ces deux fêtes, intimement liées, nous invitent à regarder la vie et la mort à la lumière de notre foi.


La sainteté est pour tous

La Toussaint n’est pas seulement l’occasion de célébrer les grands saints du calendrier. Elle honore la multitude d’hommes et de femmes, dont de nombreux membres de nos propres familles, qui ont vécu l’Évangile en toute simplicité.


Dans son exhortation apostolique Gaudete et exsultate (2018), le pape François rappelle que la sainteté n’est pas réservée à quelques personnes exceptionnelles. Il nous invite à reconnaître ce qu’il appelle « la sainteté de la porte d’à côté », celle des gens ordinaires qui vivent l’Évangile au quotidien : des parents qui élèvent leurs enfants avec amour, des personnes qui prennent soin des malades, des hommes et des femmes qui se mettent au service des autres.


La Toussaint célèbre aussi cette multitude de saints anonymes, dont les noms ne figurent pas au calendrier, mais qui ont fait de leur vie un témoignage de l’amour de Dieu.

 

Unis au-delà du temps et de la mort

La Toussaint nous rappelle que l’Église est bien plus vaste que ce que nous en percevons : elle dépasse les frontières du temps et de la mort. Car nous sommes unis à tous ceux et celles qui nous ont précédés dans la foi — c’est ce que nous appelons la communion des saints, l’appartenance à cette immense famille qui nous relie au-delà de notre existence terrestre.


C’est la raison pour laquelle il vaut la peine de s’arrêter, au moins une fois l’an, pour faire mémoire de façon concrète de nos proches disparus. Derrière chaque nom, il y a une histoire, un visage, une vie….


Prier pour nos défunts, c’est continuer à les porter dans notre cœur et les confier à la miséricorde de Dieu. Et pour ceux ou celles qui traversent un deuil, célébrer avec d’autres est un chemin qui apporte un peu de réconfort.


La mort n’a pas le dernier mot, nous rappellent la Toussaint et la commémoration des fidèles défunts : la résurrection du Christ ouvre un horizon d’espérance bien au-delà de notre vie terrestre.


Laurent Fontaine

Responsable des communications

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