Un grand élan missionnaire pour le Québec
Plus de 250 personnes issues de tous les diocèses se sont retrouvées avec leurs évêques pour écouter ce que l’Esprit dit aujourd’hui à l’Église du Québec. Résumé en texte et en images.
On y reviendra. On y reviendra même souvent tant cette toute première Grande assemblée missionnaire (GAM) organisée par l’Assemblée des évêques catholiques du Québec aura marqué ceux et celles qui ont eu l’occasion de vivre ce moment. La « GAM », de son petit nom, va teinter la marche de notre Église dans les années à venir.
Pendant trois jours, guidés avec finesse par une organisation exceptionnelle, tous les représentants des diocèses se sont assis à une trentaine de tables pour discerner ensemble les transformations que l’Église du Québec est appelée à vivre dès aujourd’hui pour remplir sa mission.
De chez nous, tous les membres des services diocésains étaient présents, chacun portant avec lui son expertise et les défis concrets rencontrés dans la vie de nos paroisses et de notre église locale, que ce soit en pastorale, pour la gestion matérielle, les divers ministères (prêtres, diacres, agents de pastorale), les dossiers relevant de la chancellerie, et tutti quanti !
À voir:
À lire:
Zenit, 17 septembre 2026 : Une Grande Assemblée missionnaire inédite pour l’Église du Québec
Conversations dans l’Esprit
Dans la salle où se tenait la GAM, pas besoin de grands discours pour saisir ce qui était à l’œuvre devant nos yeux : les évêques et responsables de tous nos diocèses assis aux mêmes tables que chaque membre de l’assemblée. Le signe est le message : la synodalité, cet art propre à l’Église de s’écouter et de marcher ensemble, s’est incarnée, approfondie… Et paisiblement, l’Esprit a parlé aux baptisés réunis. Croyez-nous ! plus d’un en ont été profondément bouleversés…
La méthode ? Des synthèses pour faire mémoire de toutes les étapes qui ont précédé ce long travail, puis des discussions en sous-groupes et des «conversations dans l’Esprit», avec des temps de parole bien encadrés (1 ou 2 minutes)… Et tranquillement, paisiblement, au milieu de propos parfois contrastés, des convergences ont émergé dans l’écoute des uns des autres. L’Esprit souffle à travers chacun, nul ne sait ni d’où il vient ni où il va, disait Jésus à Nicodème. Et pourtant, il nous guide…
Un vrai travail de préparation
Pour cheminer, les participants disposaient des fruits de la démarche préparatoire (2025-2026) où diocèses, paroisses et communautés de toutes sortes avaient cherché à distinguer les « signes des temps ». En vrac ? L’impact des technologies, le cri des peuples et des pauvres, le brassage des cultures, l’anxiété face aux bouleversements du monde, les besoins de conversion pastorale pour regagner de la crédibilité, les mutations des quêtes spirituelles…
Les membres de la Grande assemblée missionnaire avaient aussi entre leurs mains la synthèse des axes de changements proposés par les équipes pastorales diocésaines et les groupes partenaires de l’Assemblée des évêques: s’ancrer dans la synodalité et l’écoute, mettre la personne et l’accompagnement au cœur de la mission, sortir de nos églises pour aller vers le monde, renforcer la pastorale sociale, orienter la formation vers la mission, rejoindre les personnes là où elles (en) sont, sans oublier l’interculturalité, l’ouverture à l’inclusion, etc.
Il nous presse d’annoncer l’Évangile !
Mais quel chemin le Seigneur demande-t-il de suivre en particulier dans tout cela pour que l’Église assume pleinement sa dimension missionnaire ? Quoi mettre en avant ?
Dans la prière, l’écoute et la réflexion, les tablées de cette première Grande assemblée ont dû indiquer ce qui semble, dans leur cœur, être les engagements les plus importants à mettre en œuvre » Et puis, parmi ces engagements importants, lequel (ou lesquels) s’avére la/les priorités majeures. En proposant, au passage, des moyens concrets pour se mettre en route…
Le résultat ? Patience ! La GAM ne s’est pas conclue par un vote. L’Église ne fonctionne pas ainsi, elle avance à travers une écoute commune dans l’Esprit. Il faut laisser aux organisateurs et aux comités d’analyse le soin de dégager l’essentiel de ce qui a émergé de cette première Grande assemblée missionnaire. Puis il faut rendre aux évêques la charge de gouvernance qui est la leur.
Mais il ne faudra pas attendre longtemps : l’urgence des temps est là, et plusieurs étapes sont déjà planifiées pour que cette première Grande assemblée missionnaire ne reste pas un beau document sur une tablette, mais qu’elle vienne soutenir la marche commune de notre Église, là où nous avons chacun nos pieds et nos mains, dans nos paroisses, nos célébrations, nos groupes de catéchèses et de prière, nos réflexions pour l’avenir de nos bâtisses, nos élans missionnaires, et surtout nos rencontres avec tous ceux et celles vers qui le Christ aujourd’hui nous presse d'aller, dans et « hors-les-murs »…
Laurent Fontaine
Responsable des communications
(un merci tout spécial à Francis Denis
et Éliane Thibault de l’AECQ pour les trois vidéos)


