La confirmation, l’antidote à la peur
À la Pentecôte, Mgr Christian Rodembourg a confirmé une cinquantaine de jeunes adultes, les invitant à laisser le souffle de Dieu briser leurs verrous intérieurs.
Le vent de l’Esprit a soufflé avec une force renouvelée sur l’église Sainte-Famille de Granby, ce 23 mai 2026.
Devant une assemblée fervente et entouré d’un large éventail de prêtres et de diacres, Mgr Christian Rodembourg, a présidé la confirmation d’une cinquantaine de jeunes adultes, marquant une étape décisive dans leur parcours spirituel. Loin d’être une « simple cérémonie de passage », ce moment a été présenté par l’évêque comme une « réelle immersion dans l’immense tendresse de Dieu » et une « nouvelle création » pour chaque participant.
Briser les verrous de la peur
Au cœur de son homélie, l’évêque du diocèse a dressé un parallèle saisissant entre les apôtres du Cénacle et les défis contemporains. Rappelant que les premiers disciples restaient confinés, portes verrouillées par la crainte de ce qui pouvait leur arriver, il a souligné que l’homme moderne n’est pas exempt de telles entraves. « Nous avons nous aussi nos propres verrous de la peur, notre propre verrou du doute, nos propres verrous du regard des autres, le verrou du découragement face aux enjeux et face aux défis du monde actuel », a-t-il analysé avec lucidité.
Pour l’évêque de Saint-Hyacinthe, le sacrement de la confirmation agit comme le remède ultime à cet enfermement : il est « l’antidote à la peur ». L’Esprit-Saint ne vient pas faire des confirmands les spectateurs d’une tradition figée, mais leur insuffle « l’audace et le courage de déverrouiller nos vies pour devenir des témoins audacieux du Christ ressuscité ».
L’unité dans la diversité
Animée par le chœur de la cathédrale qui s’était déplacé pour l’occasion, la cérémonie a mis en lumière la vitalité du diocèse où les parcours de vie s’entrecroisent. Mgr Rodembourg a insisté sur le fait que cette cinquantaine de jeunes adultes représente une « magnifique diversité » de cultures et de sensibilités. Rejetant toute forme de standardisation de la foi, il a martelé que « l’Esprit-Saint n’est pas un facteur d’uniformisation, mais il est un facteur d’unité ». Citant l’image paulinienne du corps humain, il a rappelé que chaque individu possède une place « irremplaçable dans le cœur de Dieu » que personne d’autre ne peut occuper.
L’Évangile se traduit en actes
L’appel final a été celui de la mission. Être confirmé, selon Mgr Rodembourg, c’est recevoir la capacité de « traduire l’Évangile dans le langage de notre temps ». Cette traduction ne se limite pas aux paroles, mais s’incarne dans des « actes concrets » : la bienveillance, l’engagement pour la justice, les gestes de pardon et la compassion envers les plus démunis.
En concluant sa célébration, l’évêque a exhorté ces nouveaux « disciples missionnaires » à être des porteurs d’espérance au quotidien.
À Granby, les verrous du doute semblent avoir cédé la place à un souffle d’audace, transformant une tradition millénaire en un engagement vibrant pour le monde d’aujourd’hui. À voir les sourires sur le parvis de l’église, le feu de la Pentecôte avait visiblement touché des cœurs…
Laurent Fontaine,
Responsable des communications
Photos et captation de l’homélie : Olivier Chapdelaine
