29 novembre au 24 décembre
Un Avent comme avant?

Évêché, le 12 novembre 2020 – Le dimanche 29 novembre prochain, nous entrerons dans le temps de l’Avent. Il s’agit de la période de 4 semaines précédant la grande fête chrétienne de Noël. Le mot «Avent» vient du latin «adventus» qui veut dire arrivée, venue. C’est un temps de préparation marqué par la symbolique de l’attente et du désir. Le thème retenu pour l’Avent 2020 arrive à point nommé : Espérer sa présence.

Depuis huit mois maintenant, nous devons faire preuve d’ingéniosité pour vivre et grandir dans la foi en temps de pandémie. Compte tenu de la situation exceptionnelle que nous vivons et pour la durée de celle-ci, j’ai moi-même voulu alléger les exigences habituelles de la pratique religieuse dans notre diocèse. Ainsi, le précepte dominical peut être satisfait en participant à la messe sur semaine (Voir communiqué ici). De cette façon, un plus grand nombre de fidèles peuvent s’approcher en personne de la table de la Parole et de la table eucharistique en ces temps de restrictions drastiques quant au nombre maximal de participants dans une célébration. De même, compte tenu des restrictions sanitaires, j’ai accepté que l’absolution collective des péchés puisse exceptionnellement être vécue dans le cadre de célébrations du pardon (Voir communiqué ici).

Avent : temps de l’attente et du désir

Si nous espérons la présence du Christ pendant l’Avent, le Christ aussi espère notre présence! En attendant un retour à la « normalité » de la vie chrétienne, faisons preuve de vigilance. Sauf pour les personnes malades ou qui ne peuvent se déplacer, et conformément à la tradition apostolique, aucune messe en ligne n’est équivalente à la participation physique et ne peut la remplacer. Les transmissions en ligne, même si elles ont leur utilité, peuvent comporter toutefois des dangers. Elles risquent de nous éloigner d’une rencontre personnelle et intime avec le Dieu incarné que nous nous préparerons justement à accueillir en ce temps de l’Avent 2020. Pour les catholiques, les célébrations sont vitales parce qu’elles permettent de rencontrer le Seigneur ainsi que nos sœurs et frères dans la foi.

À l’approche de la fête de Noël, restons toutes et tous mobilisés pour propager l’Évangile de l’espérance autour de nous.

Christian Rodembourg
Évêque de Saint-Hyacinthe