NOËL 2021 ET JOUR DE L’AN 2022
Pour que brille une grande lumière!

Chers frères et sœurs bien-aimés,

Depuis plus d’une année et demie, notre famille humaine traverse une grave crise sanitaire internationale qui touche de près toutes les générations, tous les âges, tous les pays, sans distinction.

Combien de gens parmi nous connaissent telle ou telle famille éprouvée, tel ou tel proche qui a été touché par cette épreuve et, pour plusieurs, par le décès d’un être cher, d’un ou d’une collègue de travail, d’un confrère, d’une consœur?

Ces derniers jours, des décisions ont été prises par le gouvernement de notre province qui touchent particulièrement de nombreux secteurs d’activités, de multiples commerces et métiers ainsi que les lieux de culte des différentes communautés de foi.

Portons dans nos prières toutes ces personnes ainsi que celles et ceux qui se dévouent dans les centres hospitaliers et de soins auprès des malades.

Pour ma part, en ce temps des fêtes de Noël, de la Sainte Famille, du Nouvel An et de l’Épiphanie, je me questionne : comment auraient réagi bergers, mages et anges si on avait exigé le passeport vaccinal pour adorer l’Enfant à la crèche? Et si on avait réduit leur nombre de moitié?

Brillant très haut dans le ciel, l’étoile de Noël transcende toutes nos séparations et divisions. Véritable sentinelle d’espérance, elle illumine nos vies, nous attire et nous guide là où tout commence : la mangeoire où la Vierge a tendrement déposé le nouveau-né, promesse d’éternité. Venez, adorons le Seigneur!

Toutes et tous, vaccinés et non vaccinés, nous sommes invités à accueillir au plus intime de notre cœur la lumière qui éclaire toute personne : Emmanuel, Dieu avec nous! Il renaît en chacune et en chacun de nous. Il fait de nous ses disciples-missionnaires, artisans du Royaume de Dieu!

La recherche du bien commun est un pilier fondamental de l’enseignement social de notre Église. Dans cet esprit, j’invite tous nos frères et sœurs chrétiens à être respectueux les uns des autres, à être miséricordieux et unis enracinés dans l’immense tendresse de Dieu.

Faisons de nos maisons, de nos milieux de vie et de travail ainsi que de nos églises des lieux sécuritaires pour la santé. Rien n’est plus sacré que la vie.

Rappelons-nous, enfin, rempli d’espérance pour l’an nouveau, ces premiers mots du prophète Isaïe : « Le peuple qui marchait dans les ténèbres a vu se lever une grande lumière; et sur les habitants du pays de l’ombre, une lumière a resplendi. » (Is 9,1)

Sainte fête de la Nativité et meilleure année 2022!

Christian Rodembourg
Évêque de Saint-Hyacinthe

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