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Saint-Hyacinthe, Québec
16 juillet 2018

Présentation

  • Liturgie : Le service a pour but de former des membres de l’Église aux différentes pratiques liturgiques et sacramentelles.
    Nous proposons de la formation et de l’information aux membres des équipes de liturgie en paroisse.
    Des rencontres de ressourcement sont offertes pour approfondir
    le mystère chrétien par la liturgie et la prière communautaire.
  • Spiritualité : Le service contribue aussi à l’approfondissement spirituel auquel les événements de la vie peuvent convier notre Église.

Activités

  • Préparation et mises en oeuvre des liturgies diocésaines;
  • Accompagnement des équipes paroissiales de liturgie;
  • Formation des membres des équipes de liturgie;
  • Collaboration à la formation liturgique d’autres intervenants en Église;
  • Révision des célébrations présidées par Mgr l’évêque.

Réflexions liturgiques sur le thème « Qui nous fera voir le bonheur »

Le carême est une bonne occasion non seulement de célébrer le sacrement de la pénitence et de la réconciliation. Il est aussi un temps privilégié pour nous arrê-ter sur notre manière de vivre ces réalités dans notre vie quotidienne. Comment les réalités de la pénitence et de la réconciliation peuvent-elles nous amener à voir le bonheur?

À notre époque, la pénitence n’a pas bonne presse. Peut-être est-ce dû à une mauvaise compréhension de ce mot dans notre expérience spirituelle. Peut-être aussi est-ce dû au fait que nous ayons parfois de la difficulté à avoir un regard serein sur nous-mêmes : le regard d’amour du Christ pour les pécheurs. Plusieurs personnes associent le mot pénitence au jeûne, au sacrifice. Pourtant dans l’évangile Jésus lui-même invite ses disciples à savoir renoncer à soi-même pour le Royaume.

La pénitence dans la Bible suppose la conversion, c’est-à-dire le désir et la décision d’un retournement d’abord à cause de l’amour que Dieu nous a manifesté en abondance dans son Fils, venu pour que les hommes aient la vie, pour qu’ils l’aient en abondance. (Jn 10, 10bc). La démarche pénitentielle provient d’un appel et d’une grâce de l’Esprit-Saint; elle ne provient pas d’une auto-culpabilisation. Faire pénitence c’est accepter de transformer profondément notre vie personnelle et communautaire pour que le monde soit transformé. La pénitence peut alors devenir une manière de vivre dans la recherche du bonheur selon l’esprit des Béatitudes.

La pénitence (donc la conversion) nous amène à prendre des décisions et à les mettre en œuvre dans le but de nous réconcilier avec Dieu, les autres, nous-mêmes et la création. Qu’est-ce que se réconcilier sinon que décider de vivre en harmonie avec le projet du Père pour l’humanité. Accepter de devenir un être de réconciliation, n’est-ce pas être témoin de la miséricorde du Père, de la Pâque du Christ et de la rémission des péchés? C’est prendre la décision d’entrer de plain-pied dans l’Alliance. C’est manifester de manière quotidienne la profession de foi de l’Église que nous proclamons chaque semaine dans l’assemblée dominicale.

Qui nous fera voir le bonheur? Probablement, les disciples du Christ qui profiteront de ce temps de grâce pour réaliser que la parole de l’Apôtre Paul, entendue le mercredi des Cendres, est porteuse d’amour et de vérité. C’est maintenant le moment favorable, c’est maintenant le jour du salut. (2 Co 6, 2)

André Godbout
Service de liturgie et spiritualité
Église de Saint-Hyacinthe

La tragédie du 12 janvier dernier en Haïti, nous a rappelé combien l’être humain est fragile. Depuis cette date, ce séisme a été pour bon nombre de personnes l’occasion de mesurer combien la sympathie, l’altruisme et l’amour du prochain sont aussi présents au cœur de l’humanité.

La souffrance, le dénuement et la mort d’êtres humains est un appel lancé aux disciples du Christ venu apporter guérison et consolation aux souffrants de toutes sortes. Ce rapport du Seigneur avec les malades, les infirmes, marque d’une manière importante la vie sacramentelle de l’Église. L’un des sept sacrements a pour but de distribuer la grâce de Dieu et de susciter chez les bien-portants un mouvement de prière et d’engagements auprès des personnes dont la santé est affaiblie en même temps qu’il apporte force et consolation aux malades.

La parole sacramentelle de l’onction des malades est inspirante pour les interventions des baptisés auprès des malades et des personnes en quête de bonheur : Par cette onction d’huile sainte, que le Seigneur en sa grande bonté, vous réconforte par la grâce de l’Esprit Saint. Ainsi, vous ayant libéré de tous péchés, qu’il vous sauve et vous relève. Amen.

Nous affirmons d’abord que c’est la grâce de l’Esprit qui agit dans la charité pour que nous transformions des situations pénibles en occasions de communion. N’a-t-il pas précédé et guidé Jésus le Christ ? Nous croyons qu’il appelle aussi ses disciples sur les chemins de consolation, de justice et de paix !

La parole sacramentelle annonce aussi la libération des péchés. Dans le langage sacramentel inspiré par l’expérience biblique, la libération des péchés suppose la conversion et la réconciliation. La conversion est d’abord une attitude de tout le corps du Christ et de chacun de ses membres en écho de l’agir miséricordieux du Seigneur. Se convertir n’est pas un acte culpabi-lisant mais plutôt la prise de conscience de nouveaux chemins sur lesquels avancer à cause de l’espérance fondée sur la promesse du Seigneur de voir l’être humain libre et debout. Par ce sacrement, le Seigneur et son Église rappellent à tous et chacun l’importance de la réconciliation en refusant de fermer les yeux sur la misère et la souffrance des autres. Au contraire, il s’agit du rappel d’un impératif pour les disciples du Christ : qu’ils s’inscrivent concrètement dans un mouvement de sympathie et d’engagement qui refuse la misère, la souffrance, et l’indigence.

Le 11 février, l’Église célèbre la journée de prière pour les malades. Associons-nous particulièrement au drame haïtien et aux malades de notre diocèse et affirmons, par nos engagements et notre prière, que les disciples du Christ sont soucieux du bonheur de toute l’humanité.

André Godbout
Service de liturgie et spiritualité
Église de Saint-Hyacinthe

Les homélies dominicales portent souvent sur le texte de l’Évangile prévu par la liturgie. Depuis le début de la nouvelle année liturgique, je me suis davantage attardé aux psaumes. Question de rafraîchir pour les paroissiens et moi-même notre écoute de la Parole et de découvrir des clés de lecture renouvelées pour notre vie au service du Verbe.

Il me semble que les cinq extraits des psaumes des dimanches ordinaires qui précèderont le Carême apportent quelques éléments de réponse à la fameuse question psalmique qui sous-tend notre prière et notre participation à la mission de l’Église durant cette année pastorale. Qui nous fera voir le bonheur?

En parcourant les Psaumes 95; 18; 70; 137 et 1, vous remarquerez qui est concerné par le bonheur : Dieu, la terre entière, les nations, les adorateurs, les simples, les justes… Les verbes employés manifestent aussi que le service du Seigneur et du monde est, pour les missionnaires sur la route de la vie, source de joie, de confiance, d’engagement des personnes jusqu’au plus profond de leur cœur.

Le dimanche 10 janvier dernier, nous avons célébré en Église la nouvelle année en priant, en entendant de nouveaux témoins qui s’engagent dans la mission de l’Église et en soulignant l’engagement baptismal de quatre dames au ser-vice de l’Évangile. L’apéritif ainsi que le souper chantant et dansant nous ont rappelé la joie et la communion qui nous unissent par la grâce de l’Esprit Saint et les dons qu’il a voulu confiés à chacun et chacune.

Voilà, d’une certaine façon, comment des psaumes trouvent leur actualisation dans une tranche de notre vie qu’il est bon de goûter ensemble comme on le fait d’un bon pain de ménage! Il est bon à manger; cependant, nous n’oublions pas le travail qui a dû être fait pour qu’il parvienne à la table commune.

Que cette nouvelle année nous aide à approfondir notre responsabilité dans la recherche du bonheur avec nos contemporains. L’Évangile est Bonne Nouvelle. Heureuses les personnes qui trouveront dans le labeur, la communion et l’adoration le vrai chemin du bonheur.

Le Seigneur fait tout pour moi
Seigneur, éternel est ton amour :
n’arrête pas l’œuvre de tes mains.
(Ps 137, 8 – 5e dimanche du Temps ordinaire)

André Godbout
Service de liturgie et spiritualité
Église de Saint-Hyacinthe

Dans mon bureau au Centre diocésain, j’ai une belle statue de saint Jean-Baptiste. Cette figure emblématique de l’Avent, trait d’union entre la Première et la Nouvelle Alliances, nous introduit aux mystères de l’Incarnation et de la Rédemption. Il nous appelle à préparer les chemins du Seigneur et il présentera Jésus au peuple en désir de salut en proclamant : « Voici l’Agneau de Dieu, qui enlève le péché du monde ». (Jn 1,29) L’Église a voulu conserver cette présentation que fait Jean lorsqu’elle introduit l’assemblée à la communion eucharistique.

Par ces paroles, le Prophète du Jourdain, entré dans la Terre Promise, nous invite à prendre le chemin du bonheur, c’est-à-dire de la vie en communion avec le Seigneur. Jean le Baptiste nous rappelle que le bonheur auquel nous sommes invités nécessite de notre part une conversion. Sa parole révélatrice s’adresse bien sûr à tout être humain en particulier mais nous savons qu’il convie le Peuple de l’Alliance à prendre le chemin de l’espérance. Celle-ci n’est pas une attente passive. Elle nous convie à des déplacements que personne d’autre que nous-mêmes devons faire de manière active et engagée. La procession que nous faisons dans la liturgie pour aller communier au corps et au sang du Christ manifeste bien que nous allons vers lui solidairement, en Peuple convié à la vie en plénitude.

« Deux disciples entendirent cette parole, et ils suivirent Jésus. Celui-ci se retourna, vit qu’ils le suivaient, et leur dit : Que cherchez-vous? Ils lui répondirent : Rabbi (c’est-à-dire : Maître), où demeures-tu? » (Jn 1, 37-38)

En tant que disciples du Christ, avec André, un des deux disciples de Jean, nous voulons voir où le Messie demeure. Lorsque, dans l’assemblée eucharistique, nous allons vers le Seigneur, c’est pour mieux connaître au jour le jour celui dont nous portons le nom! Membres de son Corps par la grâce du baptême et la communion eucharistique, nous vivons par lui, avec lui et en lui. Sa demeure, c’est là où le Christ va afin de rencontrer tous ceux et celles qui sont encore aujourd’hui en quête de consolation, de justice et de paix. Voilà le bonheur qu’il promet.

« Et le Verbe s’est fait chair, il a habité parmi nous, et nous avons vu sa gloire, la gloire qu’il tient de son Père comme Fils unique, plein de grâce et de vérité. » (Jn 1, 14)

Puisse ce verset de la messe du Jour de Noël être pour nous Peuple de Dieu une convocation à mettre tout en œuvre comme le Père l’a réalisé dans l’Incarnation de son Fils.

Qui nous fera voir le bonheur?

André Godbout
Service de liturgie et spiritualité
Église de Saint-Hyacinthe

Depuis quelques années, en plus des jeunes, plusieurs adultes demandent à être confirmés. Beaucoup font appel au Service du catéchuménat parce qu’on leur rappelle que pour être parrain ou marraine de baptême, il faut avoir complété l’initiation à la vie chrétienne : être baptisé-e, confirmé-e et avoir participé à la première commu-nion eucharistique. Bien sûr, certaines personnes nous demandent si cela est vraiment nécessaire, ou encore à quoi cela peut être utile.

Poser ainsi la question, c’est, à mon avis, méconnaître la raison d’être du sacrement de confirmation dans la vie d’un disciple du Christ et de l’Église. L’expression « être confirmé » montre bien qu’être initié à la vie chrétienne est d’abord une expérience de réception. Le rituel de la confirmation souligne bien cette réalité quand l’évêque oint le front de la personne confirmée, il lui dit : « Sois marquée de l’Esprit Saint, le Don de Dieu ».

Entendons la question psalmique « Qui nous fera voir le bonheur ? » non pas comme un défi mais plutôt comme l’expression d’une quête, d’un espoir. Le prophète Joël s’est fait l’écho de cette interrogation : « Faudra-t-il qu’on dise :’Où donc est leur Dieu ?’ » (Jl 2, 17c)

Le Don de Dieu est donné aux disciples du Christ pour qu’ils deviennent dans le monde artisans du bonheur selon le projet de Dieu pour l’humanité. Nous sommes confirmés pour être conformés au Christ Sauveur. Cela implique que chaque confirmé-e participe, en communion avec les membres de l’Église, au salut de l’humanité. Nous savons que ce salut se définit par la participation à la vie du Père. Voilà, dans l’esprit chrétien, où réside le véritable bonheur.

L’évangile nous rappelle que le salut ne peut pas se désirer et être vécu de manière solitaire. L’amour de Dieu passe obligatoirement par l’amour du prochain. Le salut est une expérience de solidarité avec le Sauveur se manifestant dans l’amour que nous aurons pour tout être humain et concrètement pour ceux et celles que nous reconnaissons comme notre prochain.

Les dons de l’Esprit reçus à la confirmation habilitent chaque disciple et l’Église à participer à l’édification d’un monde à l’image du Royaume de Dieu. Ils sont pour nous soutien dans notre espérance que notre monde soit un véritable lieu de justice et de paix. Ils nous sont confiés pas seulement pour nous-mêmes. Par notre vie de disciples marqués par l’imposition des mains et l’onction, nous pouvons affirmer que ces dons sont offerts au monde!

Que le sacrement de confirmation nous amène à y répondre par notre engagement de foi et de charité : « Je répandrai mon esprit sur toute créature, vos fils et vos filles deviendront prophètes.» (Jl 3, 1).

André Godbout
Service de liturgie et spiritualité
Église de Saint-Hyacinthe

Il y a quelque temps, je rencontrais un candidat au catéchuménat. Depuis près d’un an, nous faisons route ensemble afin qu’il discerne l’appel qu’il perçoit dans sa vie à devenir membre de l’Église catholique.

Nouvellement papa, il a demandé à ce que son fils soit baptisé. Quand je lui ai demandé qu’est-ce qui l’amenait à faire cette démarche, il me disait qu’il désirait que son fils puisse déjà commencer à vivre dans l’amour de Dieu que lui-même reconnaissait dans sa vie qui n’a pas toujours été facile.

Pour bon nombre de personnes, le baptême semble aller de soi! Pour notre ami, ce sacrement apparaît être la porte qui s’ouvre devant lui pour entrer en relation avec des personnes qui ont découvert que le bonheur proposé par Dieu est une mise en route à la suite du Christ qui nous invite au Salut. Le baptême peut ainsi devenir un sacrement de conversion qui nous permet d’avoir un regard renouvelé sur notre vie. Il est une prise de conscience des éléments à transformer dans notre vie en rapport à l’existence selon l’esprit du Royaume.

Le baptême devient sacrement d’une mise en route vers la Terre Promise, la vie éternelle où le bonheur auquel nous sommes conviés par le Père trouvera son accomplissement. Notre marche devient alors engagement auprès des personnes avec qui nous avançons dans l’histoire, qui sont en recherche de la promesse faite par Dieu à l’humanité.

Missionnaire au bonheur

La célébration liturgique nous rappelle que nous faisons partie d’une communauté marquée par le Salut; voilà pourquoi nous sommes marqués dès le début de celle-ci de la croix sur le front. Ce même signe sera repris lors de l’onction du saint-chrême sur le dessus de la tête alors que le ministre rappelle que nous faisons désormais partie du Corps du Christ, prêtre, prophète et roi. Ces caractéristiques du Messie nous imprè-gnent désormais pour inspirer notre engagement dans la recherche de bonheur, de vie et de paix avec les chercheurs de Dieu.

La question du Psaume 4 nous engage à devenir missionnaire du bonheur évangélique à la suite du Christ. L’ayant vu agir dans les évangiles, l’ayant fréquenté dans notre prière et dans nos rapports avec les personnes que nous rencontrons, nous savons que nous ne pouvons pas garder notre découverte pour nous-même. Jésus, le Messie, nous rappelle que la mission de ses disciples passe par un intérêt engagé pour ceux et celles qui souffrent.

Durant le mois qui vient, je vous invite à méditer vous aussi le Psaume 4, à la lumière du sacrement du baptême que nous avons reçu.

André Godbout
Service de liturgie et spiritualité
Église de Saint-Hyacinthe

Le mois de janvier 2009 nous permet de vivre un passage important pour les disciples du Christ. Jésus de Nazareth se présente au Jourdain pour épouser la démarche de conversion des personnes qui ont entendu la prédication de Jean Baptiste, s’associer à l’aventure humaine de la recherche de Dieu et nous être révélé comme le Fils Bien-Aimé du Père. Saul de Tarse entend une voix sur la route de Damas – celle de Jésus qu’il persécute – et se convertit pour entrer dans le mystère de la Nouvelle Alliance dont il sera le héraut. Le 25 janvier, fête de la Conversion de saint Paul nous célébrerons le bimillénaire de cet événement.

Ces deux célébrations nous rappellent que la mission évangélisatrice ne va pas sans transformation profonde des personnes qui se reconnaissent appelées par le Seigneur. Évangéliser ne consiste pas seulement à désirer changer le monde qui nous est extérieur. Saul ne deviendra Paul qu’à la condition qu’il prenne conscience de son propre aveuglement, de sa cécité. Ce mois de janvier peut devenir pour nous et notre Église une occasion providentielle pour questionner nos propres agissements, nos convictions intimes, le désir profond de notre vie et de notre engagement tant au plan personnel qu’apostolique. Après son baptême, Jésus s’est retiré au désert. Après qu’il se soit reconnu mal voyant, Saul s’est retiré trois jours avant d’être baptisé et de voir la réalité selon le projet de la Nouvelle Alliance et la vision évangélique des choses. C’est ainsi que l’Apôtre a acquis la véritable sagesse.

Si nous le voulons, janvier, mois d’hiver, pourra être pour nous un espace pour considérer quelles sont les véritables urgences que nous identifions et discerner la mission à laquelle l’Esprit du Baptisé et du Converti appelle notre Église de Saint-Hyacinthe. Le dimanche 25 janvier au soir, notre évêque inaugurera à Saint- Paul-d’Abbotsford une tournée diocésaine afin de souligner cette année jubilaire. Prions ensemble l’Esprit du Christ afin que ce pèlerinage qu’il entreprendra puisse nous engager les uns avec les autres sur la Voie de la véritable Lumière qui éclaire les missionnaires de la Bonne Nouvelle du Salut.

André Godbout
Service de liturgie et spiritualité
Église de Saint-Hyacinthe

M. l’abbé André Godbout
Responsable diocésaine: M. l’abbé André Godbout

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