Saint-Hyacinthe, 1er novembre 2019 – Avantageusement connu pour son expertise médicale et son grand humanisme, le Dr Patrick Vinay a conquis les cent-quarante personnes venues l’écouter. Il était l’invité de la Fédération de la famille Richelieu-Yamaska présidée par Mme Hélène Cloutier Lussier des Services diocésains. Vulgarisateur scientifique dépareillé, pendant deux heures, Dr Vinay a fait la lumière, avec une implacable rigueur et une édifiante bonté, sur les choix qui s’offrent à nous en fin de vie : soins palliatifs et aide médicale à mourir. Ces deux choix sont-ils équivalents? D’emblée, Dr Vinay nous a invités à ne pas analyser ces choix avec nos yeux de bienportants mais avec les yeux de la personne malade.

Les balises actuelles entourant l’aide médicale à mourir sont chancelantes. Son irréversibilité est notre seule certitude. Les soins palliatifs créent un précieux « espace palliatif » fait de confort, d’altérité, d’écoute, de respect, d’ouverture. Cet espace permet de passer « de l’impuissance à la surprenance ». Il favorise une relation transformante, des interactions, des moments précieux, la maturation de l’identité, le coma superficiel durant lequel la personne malade entend. À marée basse, le retrait de la mer permet de faire de surprenantes découvertes. Ainsi, quand la vie se retire progressivement, la « surprenance » permet de voir avec des yeux différents des choses familières. Il y a des réalités de notre humanité qu’on ne peut pas apprendre ailleurs qu’en fin de vie.

Dr Vinay n’a pas caché sa haute estime pour les bénévoles auprès des personnes en soins palliatifs : « Il y a autour de nous des sœurs et des frères qui font partie d’une société lumineuse. Ce qu’ils font nous montre l’invisible, c’est un cadeau inestimable. Ils nous donnent le gout de vivre! » À la demande générale, Dr Vinay reviendra en décembre pour approfondir le sujet.

Luc Benoit
Communications